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Musica corale

 Julien Dran et Jérôme Boutillier:”Freres”. Un nouveau duo vocal

gbopera - Dom, 25/02/2024 - 08:38
Echange croisé pour la présentation de “FRERES”, un nouveau Duo de deux voix masculines, plutôt rare. Souvent frères ennemis à la scène, les deux chanteurs Julien Dran, ténor, et Jérôme Boutillier, baryton, partagent une solide amitié dans la vie et une passion commune, la musique et la musique vocale en particulier. Ils profitent d’un moment de repos entre les répétitions de “La Traviata” où ils se retrouvent pour nous présenter ce nouveau Duo. Etrangement ils se sont connus pendant cette épouvantable période Covid. Contrats annulés, incertitudes, repos obligé, presque un vide sidéral. La production “Faust Nocturne” annulée les rapproche et ils se découvrent. Même âge, même envie de chanter, même culture musicale, jusqu’à cette envie d’évasion pour des balades à moto. Alors, pourquoi ne pas échanger sur scène et partager cet amour du chant ? Le choix est vaste et l’on peut piocher ici ou là suivant les époques et les compositeurs. Le temps de trouver un pianiste, le duo “Frères” était né.

Julien Dran nous dit combien il est enthousiasmé par ce projet : Nos timbres de voix s’accordent. A Limoges, pendant cette horrible période où le “Faust Nocturne” est annulé, où les salles sont vides où chanter à huis clos est un pis-aller, nous imaginons ce duo. Martin Kubich, le directeur de l’Opéra de Vichy nous donne le feu vert pour une représentation filmée à huis clos. C’est un plaisir immédiat, un bol d’oxygène dans cet arrêt anxiogène dont je n’imaginais pas la fin. – Je n’ai pas vécu cette période de façon aussi stressante nous dit Jérôme Boutillier. Un repos forcé, certes, mais avec des moments de réflexion puis, étant pianiste, j’ai eu le temps de perfectionner certaines choses, de continuer à chanter des Lieder en m’accompagnant. C’est vraiment un plaisir intense. Nous avons eu la chance de nous retrouver à Marseille en 2020 Julien et moi où Maurice Xiberras, le directeur de l’Opéra, avait maintenu une représentation des “Pêcheurs de perles” à huis clos toujours, mais en présence de quelques journalistes. Plaisir immédiat encore et confirmation de notre choix.
Amitié contrariée, rivalités mais très beaux duos dans cet opéra de Georges Bizet où nos voix s’unissent dans une même esthétique musicale. Julien Dran enchaîne : Dans “La Traviata” c’est différent, les rapports entre père et fils sont assez violents, je reçois même une gifle à laquelle je ne peux répondre. Vous imaginez ! Mais notre amitié résiste même à cela et, quoiqu’il se passe sur scène nous nous retrouvons devant un verre…de thé (dit-il avec humour, regardant sa théière), avec cette envie de plaisanter et des blagues potaches.

Êtes-vous toujours d’accord sur le choix des morceaux ? En principe oui nous dit Jérôme, nous connaissons bien nos voix, la nôtre et celle de l’autre. Notre programme peut évoluer tout en gardant une certaine cohérence mais en restant surtout dans nos possibilités vocales du moment. Nous nous interdisons les ouvrages trop lourds ; un air peut-être, mais avec modération… Avez-vous des projets précis ? Julien tient à préciser. Des envies nous en avons plein la tête. Il faut un certain temps pour se faire connaître, les directeurs de théâtres sont souvent frileux, surtout en ce moment où les restrictions budgétaires sont monnaie courante. Nous aimerions pouvoir chanter avec orchestre. Pour un chanteur, l’orchestre est un soutien, il donne du relief et même de l’ampleur à la voix. Il faut aussi que le public suive ; il est habitué aux récitals et, pour un certain public un peu rebuté par la longueur de certains opéras, l’écoute de ces airs connus est un moment de réel plaisir. Avez-vous remarqué combien sont prisés maintenant ces opéras donnés en version concert ? J’ai eu le plaisir d’interpréter ici même, en novembre 2022, le rôle de Leicester au côté de Karine Deshayes (Elisabetta d’Inghilterra, de Gioacchino Rossini). Le public réagit bien en immédiateté, concentré sur le chant et les voix, sans doute lassé de certaines mises en scène. Le choix d’un pianiste a-t-il été évident ? Les choix ne sont pas toujours évidents nous dit Jérôme mais là, notre duo s’est transformé en trio musical. Mathieu Pordoy excellent pianiste, chef de chant connaissant parfaitement les voix et les accompagnant avec un plaisir évident a tout de suite adhéré à notre projet et à cette nouvelle aventure, élaborant un programme en très peu de temps. Pas toujours évident. Chanter devant une salle vide est totalement mortifère. Ce sont des expériences que nous n’aimerions pas renouveler. Mais nous remercions vivement Martin Kubich qui nous a immédiatement fait confiance pour cette captation à Vichy en remplacement du “Faust Nocturne” musique de Lionel Ginoux sur un texte d’Olivier Py dans lequel nous devions chanter. Nous avions déjà répété et nous avons décidé avec Julien de passer du négatif de cette annulation au positif de ce projet enthousiasmant.
Est-il aisé techniquement d’enchaîner des rôles parfois très différents ?
Julien Dran nous répond immédiatement (sans doute est-ce moins évident pour un ténor) : Au-delà de la technique il y a le côté émotionnel. Les sentiments changent et la voix doit aussi s’adapter à ces nouvelles émotions. Cela demande une certaine souplesse mais pas que, il faut aussi une réelle réactivité. Nous adaptons le programme en fonction nous dit Jérôme. Nous intercalons certains morceaux pour une voix, le temps de laisser redescendre la tension. Avez-vous pensé à l’évolution des voix ? Certes oui reprend Jérôme, nous sommes très attentifs aux morceaux programmés et nous pensons qu’en faisant très attention à l’évolution de nos carrières, à la technique, mais surtout à l’esthétique musicale que nous avons en commun, l’évolution se fera dans le bon sens. Et avec cette amitié qui, malgré nos affrontements virils, laisse intact le plaisir de chanter enchaîne Julien avec un sourire malicieux et l’œil qui frise. Difficile de concilier vos agendas ? Nous faisons le maximum et comptons aussi sur les programmations qui pourraient nous réunir comme ici avec “La Traviata”. Les directeurs de théâtres y veilleront peut-être. Alors unis ? Unis ! Répondent-ils dans un bel unisson qui promet de beaux moments vocaux.

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“Aux étoiles”: French Symphonic Poems

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 22:35

CD 1: César Franck (1822-1890): Le Chasseur maudit; Ernest Guiraud (1837-1892): Ouverture d’Arteveld; Lili Boulanger (1893-1918): D’un matin de printemps; Vincent D’Indy (1851-1931): Istar; Paul Dukas (1865-1935): L’Apprenti Sorcier; Alfred Bruneau: La Belle au bois dormant; Augusta Holmès (1874-1903): La Nuit et l’Amour,
CD 2: Mel Bonis (1858-1937): Le Rêve de Cléopâtre; Henri Duparc (1848-1933): Aux étoiles; Ernest Chausson (1855- 1899): Viviane; Charlotte Sohy (1887-1955): Danse mystique (Sohy); Emmanuel Chabrier (1841-1894): España; Victorin Joncières (1839-1903): La Toussaint; Camille Saint-Saëns (1835 -1921) Danse macabre; Henri Rabaud (1873-1949): La Procession nocturne. Orchestre National de Lyon. Nikolaj Szeps-Znaider (direttore). Registrazione: Auditorium di Lione, 3-7 maggio 2021 e 6-9 settembre 2022. 2CD BZ2007

Aux Étoiles, con chiaro riferimento al titolo del poema sinfonico di Duparc, uno dei 15 brani in programma in questo doppio album, costituisce l’ennesima ottima proposta discografica del Palazzetto Bru Zane di Venezia, che, dedito alla riscoperta e alla promozione della musica romantica francese, ha tracciato per l’ascoltatore un meraviglioso itinerario di viaggio nel mondo dei poemi sinfonici composti in Francia tra la seconda metà dell’Ottocento e gli inizi del Novecento. Tappe di questo viaggio sono pagine giustamente celebri e rimaste nel repertorio come L’Apprenti Sorcier di Paul Dukas, la Danse macabre di Camille Saint-Saëns, España di Emmanuel Chabrier e La Belle au bois dormant di Alfred Brumeau, insieme ad altre quasi del tutto sconosciute, nonostante siano di grandi compositori come Le Chasseur maudit di Franck o Istar di Vincent d’Indy o ancora Viviane di Ernest Chausson. Accanto a questi nomi figurano quelli di altri compositori meno noti a un pubblico di non addetti ai lavori, tra cui quelli di donne come Lili Boulanger, Augusta Holmès, Mel Bonis e Charlotte Sohy,  che avrebbero meritato e meriterebbero anche oggi una maggiore fortuna. Sorella minore della più famosa Nadia, Lili Boulanger, stroncata alla giovanissima età di 21 anni dalla tubercolosi, aveva, comunque, già dato prova del suo talento che non era sfuggito a Ricordi e del quale un fulgido esempio è D’un matin de printemps,
composto originariamente tra il 1917 e il 1918 per violino (o flauto) e pianoforte insieme a un altro pezzo, D’un soir triste, con il quale forma un dittico. Figlia di Alfred De Vigny, Augusta Holmès, che fu allieva di Franck, fu vittima anche di una certa misoginia evidente nella tiepida accoglienza tributata alla sua opera La Montagne Noire alla prima rappresentazione all’Opéra nel 1895 e nel fatto che altre sue opere non videro la scena mentre era ancora in vita. Della sua produzione è qui proposto l’Interludio dell’ode sinfonica Ludus pro patria, ispirata a un quadro omonimo del pittore Pierre Puvis de Chavannes. Allieva di D’Indy, Charlotte Sohy, che, insieme al marito Marcel Labey, compositore e direttore d’orchestra, costituì una singolare coppia nella storia della musica dando vita a una collaborazione di un certo valore, si firmò, come aveva fatto prima di lei la poetessa George Sand, con un nome maschile, che in questo caso fu quello di suo nonno “Charles Sohy”. La Danse mystique, qui proposta, che è una delle sue rare composizioni per orchestra, alla prima esecuzione, avvenuta il 14 gennaio 1923, fu oggetto degli strali della stampa ad eccezione de “L’Écho de Paris” sul quale si lesse a proposito dei due temi che erano “abilmente presentati e sostenuti da un’orchestrazione che suona bene”. Tra le compositrici, che figurano in questa proposta discografica, quella che ebbe maggiore successo fu certamente Mel Bonis, che divenne membro della Société des compositeurs de Musique nel 1910. Un anno prima aveva composto Le Rêve de Cléopâtre, versione orchestrale del brano per pianoforte a quattro mani intitolato Le songe de Cléopâtre, nel quale in una scrittura di matrice debussiana, è evocato il sogno premonitore della regina che vede la sua prossima morte. Completano il ricco programma: l’Ouverture d’Arteveld di Ernest Guiraud, famoso per aver composto i recitativi della Carmen di Bizet; La Toussaint di Victorin Joncières, il cui carattere triste esprime il dolore del compositore per la perdita della moglie; Aux étoiles di Henri Duparc, frammento sinfonico dell’incompiuta opera Roussalka, e, infine, La Procession nocturne di Henri Rabaud, una pagina che denuncia la sua influenza wagneriana. Si tratta, dunque, di un ricco corpus di opere, molto bene affrontato dall’Orchestre National de Lyon sotto la direzione di Nikolaj Szeps-Znaider il quale, di queste partiture finemente orchestrate, ha ben evidenziato la varietà dei colori orchestrali attraverso la scelta dei tempi e delle sonorità, quest’ultime mai eccessive, e anzi estremamente morbide nei momenti di carattere lirico. Completa la proposta discografica il Booklet di Étienne Jardin che si configura come un sintetico, ma completo saggio di musicologia, nel quale sono svelati tutti i segreti delle opere, dei compositori e delle compositrici. 

 

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Roma, Galleria d’Arte Moderna: “Reality Optional. Miaz Brothers con i Maestri del XX secolo”

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 22:12

Roma, GAM Galleria d’Arte Moderna
REALITY OPTIONAL. MIAZ BROTHERS CON I MAESTRI DEL XX SECOLO
In collaborazione con Wunderkammern Gallery 
Roma, 23 Febbraio 2024
L’esposizione inaugura un percorso artistico e culturale per celebrare il centenario della Galleria d’Arte Moderna, unendo i capolavori della Gam al linguaggio innovativo dei Miaz Brothers. Con circa 60 opere, coinvolge lo spettatore in un gioco di percezione e reinterpretazione dei grandi maestri, in cui i soggetti appaiono sfocati. I Miaz Brothers, esperti nel tema della percezione e della realtà, esplorano la “post-verità” attraverso uno stile ritrattistico unico, in un punto d’arrivo significativo del loro percorso artistico. l concetto di Post-verità si riferisce a notizie false accettate come vere da molti, basate su emozioni e pregiudizi anziché su fatti oggettivi. La manipolazione avviene attraverso il linguaggio, trasformato in arte da due artisti che esplorano da vent’anni la percezione e la relazione tra realtà e immaginazione. Le loro opere non predeterminano una verità da rivelare, lasciando la realtà aperta e inafferrabile. I due fratelli spiccano nell’ambito artistico per un approccio rivoluzionario al ritratto, che abbraccia l’aerografo e la pittura acrilica come strumenti primari. Il loro lavoro si distingue per la creazione di immagini enigmatiche, caratterizzate da contorni sfumati che sfidano la nostra percezione stessa. In un mondo dove la nitidezza e la precisione dominano, essi abbracciano la sfocatura come mezzo per esplorare l’ambiguità e la complessità dell’esistenza umana. I dipinti dei Miaz Brothers sono un invito a un viaggio emozionale e intellettuale, poiché provocano stimoli e associazioni differenti in ciascun osservatore. La loro opera si presta a una vasta gamma di interpretazioni, senza mai consentire una definizione definitiva. Ogni individuo è libero di immergersi nel mondo suggestivo e surreale che essi creano, trovando significati personali e connessioni uniche. Attraverso il loro uso innovativo della tecnica e della forma, i Miaz Brothers sfidano i confini tradizionali dell’arte del ritratto, spingendo gli spettatori a interrogarsi sul significato e sulla natura stessa della rappresentazione. Le loro opere sono dei veri e propri enigmi visivi, che invitano gli osservatori a esplorare l’intersezione tra realtà e sogno, tra forma e sfocatura, tra certezza e incertezza. Il percorso espositivo si articola in quattro sezioni. “OLD MASTERS” presenta opere reinterpretate attraverso la tecnica della sfocatura, confrontandole con capolavori della collezione capitolina. In “FAKE DUETS”, ritratti femminili della collezione entrano in dialogo con la riproduzione fuori fuoco dei due artisti. “BLURRED PERSONALITIES” espone ritratti deformi o parzialmente cancellati, accanto a opere di ispirazione provenienti dal museo. Infine, “NEW TREND AND EXPERIMENTS” presenta figure sfocate che osservano opere di grandi artisti contemporanei, con riflessi su opere della collezione Gam, evidenziando un gioco di ispirazioni visive tra passato e presente. La mostra si dispiega attraverso gli intricati spazi del GAM su due piani, offrendo una suggestiva esperienza labirintica. Due imponenti sfere metalliche fungono da elementi riflettenti, creando un’atmosfera in cui il visitatore e le opere si fondono in suggestivi giochi di luce, spesso regalando riflessi insoliti e onirici. Pur non rappresentando una novità assoluta nell’ambito espositivo, essendo già state impiegate in diverse mostre o istallazioni (ricordiamo quella di Escher a Palazzo Bonaparte e quella su Copernico ai Fori Romani) la presenza delle sfere non perde di impatto, contribuendo ad arricchire l’esperienza visiva complessiva. Le didascalie, seppur esaustive, potrebbero beneficiare di un impatto più efficace, specialmente considerando la stampa su pannelli di considerevole altezza senza un’adeguata disposizione per agevolare la lettura ed in presenza di superfici riflettenti. Le pareti grigio antracite fungono da sfondo ideale per mettere in risalto le opere esposte, mentre quelle colorate risultano meno efficaci nel valorizzare lo spazio espositivo nel suo complesso, rischiando di rendere la mostra meno caratterizzata. Purtroppo, le luci non sempre sono direzionate con la necessaria precisione e mancano talvolta di incisività. Il taglio dell’illuminazione, infatti, in alcuni casi troppo generico e diffuso, può interferire con l’osservazione delle opere, riflettendo e disturbando gli osservatori. Nonostante queste criticità, l’impatto complessivo della mostra è più che accettabile, mantenendo un’interessante proposta. I dipinti dei due artisti contemporanei arricchiscono la collezione permanente, stabilendo un dialogo fluido che esalta forme e contenuti delle opere esposte. Tale approccio potrebbe costituire un valido strumento per aumentare la visibilità e l’apprezzamento del museo tra il pubblico romano e non solo, contribuendo a consolidarne l’identità e l’attrattività, in un contesto dove spesso si punta esclusivamente sulle strutture museali più conosciute. Pertanto, la visita è consigliata per gli amanti dell’arte e per coloro che desiderano scoprire nuove prospettive nel panorama culturale della Capitale. Qui per le date.

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Milano, Teatro Franco Parenti: “Il figlio”

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 20:45

Milano, Teatro Franco Parenti, Stagione 2023/24
“IL FIGLIO”
di Florian Zeller
Nicola GIULIO PRANNO
Piero CESARE BOCCI
Anna GALATEA RANZI
Sofia MARTA GASTINI
Dottor Cohen RICCARDO FLORIS
Vincenzo MANUEL DI MARTINO
Traduzione e Regia Piero Maccarinelli
Scene Carlo de Marino
Costumi Gianluca Sbicca
Musiche Antonio di Pofi
Luci Javier Delle Monache
Produzione Il Parioli / Fondazione Teatro della Toscana
Milano, 21 febbraio 2024
Ci sono alcune cose di cui uno spettatore attento dovrebbe diffidare: la prima, è l’esplosione dei “casi” teatrali (o mediatici, più in generale), ossia quegli autori che fino a un giorno prima non si erano quasi mai sentiti nominare, e dal giorno dopo sono coperti da sperticati encomi e urla al miracolo; la seconda (per oggi, giacché la lista sarebbe ben più lunga) è quando, nella descrizione – non la recensione, beninteso – di uno spettacolo, si usa l’aggettivo “necessario”: “uno spettacolo necessario”, “un testo necessario” eccetera; di questo occorre diffidare per due ordini di ragioni: il primo è che “necessario” è un aggettivo di per sé vuoto (tutto può essere “necessario”, a seconda della necessità), il secondo è che il teatro è lungi dall’essere “necessario” a questo mondo – semplicemente perché, a rigor di logica, si profila come “necessario” ciò la cui presenza può venire meno, e non è il caso del teatro, che ha la sua radice impiantata nei più elementari processi socio-culturali del genere umano. Ci accostiamo, quindi, a “Il figlio” di Florian Zeller con qualche riserva: lui è il drammaturgo quarantacinquenne francese di cui il mondo si è accorto negli ultimi tre anni (due film, un Oscar, traduzioni in decine di lingue e via così), il testo è a più riprese definito “necessario”, anche dall’ufficio stampa del teatro che lo ospita, il Franco Parenti di Milano. Tuttavia mi ha convinto a vederlo il cast davvero stellare coinvolto nella produzione, quattro cavalli di razza (chi più, chi meno giovane) del nostro panorama teatrale e cinematografico. La recita è perfettamente corrisposta alle mie aspettative, con qualche bella sorpresa in più: “Il figlio” di Florian Zeller, lungi dall’essere un testo perfetto – tantomeno “necessario” – dispone di una drammaturgia piuttosto semplice che però conosce momenti di grande intensità e impressività; non si tratta di un testo debole, questo è certo: il gioco delle relazioni che mette in tavola è complesso, non si abbandona a stereotipie di bassa lega, non ha paura del basso come dell’alto. Insomma, un buon testo, che non manca, tuttavia, di alcune forzature – una su tutte, la scarsa credibilità del rapporto tra genitori e disagio filiale: a nessuno viene in mente mai di consultare uno psicologo, un sito internet, un’enciclopedia medica, ma si pensa che ad un ragazzo di buona famiglia che dice frasi come “sono stanco di vivere”, “mi fa schifo tutto”, o che urla al padre “sei uno stronzo” o si taglia le braccia per lenire “l’angoscia della vita”, basti dire “non devi farlo più”, come se si mettesse le dita nel naso. Fortunatamente a smussare queste ingenuità interviene un cast effettivamente in stato di grazia: Giulio Pranno è senza dubbio il golden boy della recitazione italiana degli ultimi anni, e alla prova di palco si presenta con la leggerezza dell’attore cinematografico ma la consapevolezza della complessità del personaggio che gli tocca interpretare; è fragile e animalesco, ambiguo, disperato e fanciullesco allo stesso tempo. È scenicamente più maturo e interessante di molti attori celebratissimi che potrebbero essere suoi padri. Non è questo il caso di Cesare Bocci, che tiene perfettamente testa al giovane talento, senza darci l’immagine di un ruolo macchiettistico o incompiuto: siamo di fronte a un padre vero, a un buon padre, un uomo cui è difficile non voler bene – e questo è pienamente funzionale alla strategia drammatica del testo. Bocci è un interprete fascinoso, dalla vocalità calda e il fraseggio burbero, pienamente focalizzato e di una disarmante naturalezza. Accanto a lui Marta Gastini è un po’ la rivelazione della produzione: giovane matrigna distante sia da Fedra che da Grimilde, la sua performance brilla per la disarmante nonchalance con cui passa dal più esile sermo cotidianus agli accessi selvaggi che puntualmente reprime nel corpo, nel respiro, nella mimica facciale. Conclude il quartetto Galatea Ranzi, semplicemente una delle più grandi attrici italiane viventi, interprete ronconiana, con quella formazione accademica che ancora traspare nelle sonorità modulate del recitato, nei movimenti degli occhi asincroni con il capo, nelle gestualità fluide che si cristallizzano in posizioni naturalmente plastiche. Il suo personaggio, per quanto non protagonista, sa farsi ricordare, grazie anche al magnetismo della sua interprete. Ben recitate e funzionali ai loro ruoli anche le performance di Riccardo Floris (il Dottor Cohen) e Manuel Di Martino (l’infermiere Vincenzo). Anche l’impianto scenico è convincente, per quanto la regia di Piero Maccarinelli si veda solo in controluce – certamente con simili interpreti basta dare un piccolo avvio e si gestiscono da sé, ma avremmo apprezzato almeno qualche costruzione più ardita dell’avanti/indietro, a destra/a sinistra. La scenografia di Carlo De Marino è un interno borghese forse fin troppo essenziale (ad esempio nell’ultima scena la tavola potrebbe essere apparecchiata, dato che si aspettano ospiti a cena), tutto giocato sul contrasto tra fondi scuri e due divanetti bianchi in proscenio, ma considerato che anche i costumi di Gianluca Sbica si attestano quasi tutti sulla scala di grigi e beige, l’insieme conferisce un efficace senso di ordinarietà, omogeneità, tipico della vita borghese dalla quale il personaggio di Nicola vorrebbe scappare; convincenti anche le luci di Javier Delle Monache, specie quelle interne alla scena, nelle cornici dei quadri astratti che cambiano toni di colori. A detta della direttrice del teatro Andrée Ruth Shammah – che ha preso la parola all’inizio – il pubblico meneghino sembra avere ben accolto questo spettacolo, con tutte le date già sold out; siamo certi che anche il resto della tournée (qui gli altri appuntamenti) saprà attirarsi lo stesso calore – come peraltro già ha fatto con le molte date che han preceduto queste recite milanesi. Foto Achille La Pera

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Roma, Teatro Palladium: “Denti” di Piergiorgio Milano / “Fàtico” di Irene Russolillo

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 19:30

Roma, Teatro Palladium, Orbita/Spellbound Centro Nazionale di Produzione della Danza in collaborazione con Fondazione Musica per Roma/Festival Equilibrio 2024
DENTI”
Coreografo e inteprete  Piergiorgio Milano
Consulenti artistici Brune Campos, Claudio Stellato
Georges Bizet: ““Les pêcheurs des perles”, Gian Maria Testa: Il walzer di un giorno
FÀTICO”
Progetto, coreografia, scrittura vocale e performance Irene Russolillo
Composizione, disegno del suono, scrittura vocale e performance Edoardo Sansonne/Kawabate
Disegno luci, direzione tecnica Valeria Foti
Testi: Ladan Osmn, Annamaria Ortese, David Thoreau, Adam Zagajewski, Irene Russolillo
Costumi Marta Genovese
Produzione Orbita/Spellbound Centro Nazionale di Produzione della Danza
Roma, 18 febbraio 2024
Solo quindici minuti. È questa la durata del pezzo Denti creato e danzato da Piergiorgio Milano al Teatro Palladium di Roma nel contesto di una collaborazione tra Vertigine, la stagione danza di Orbita/Spellbound curata da Valentina Marini, e il Festival Equilibrio, curato da Emanuele Masi. I denti sono una delle barriere più visibili tra interno ed esterno del corpo, filtrano le nostre parole e le nostre aspirazioni facendole scontrare con la loro ruvida solidità, così come permettono a ciò di cui ci nutriamo di divenire più malleabile e assimilabile. Ciò che colpisce realmente il coreografo e performer Piergiorgio Milano è però la dimensione onirica che accosta la perdita dei denti al preannuncio di un lutto, di una devastante perdita. L’immagine dei denti è del resto associabile a una rocciosità che è sì peso, ma capace di interagire sensibilmente con la gravità. Il morso nasce dal desiderio di trattenere qualcosa, ma solitamente subito dopo viene seguito dal lasciare andare il temporaneo oggetto del nostro desiderio. Il ringhiare è in realtà il voler metter paura a qualcosa che incute timore a noi stessi. E la soluzione è sempre guardarci dentro, per poi volare alto. Ciò si traduce scenicamente nella potenza del gesto di Piergiorgio Milano e della sua metaforicità che da concreta si fa sempre più sottile per poi legarsi a una poetica acrobaticità. Sulla musica di Mi par d’udire ancora cantata da Caruso, il performer indaga lo spazio e le sue possibilità, lasciando che il peso lo faccia affondare e lo trascini a terra, per poi reagire rialzandosi e roteando su se stesso. Movimenti più decisi sono seguiti da un dolce ondeggiare delle forme, e il rimbalzo diviene l’arte di opporsi alle cadute. Il tutto con l’aiuto di una giacca che definisce il confine tra l’interprete e il mondo circostante. Con la sua comica tragicità l’assolo è stato già presentato più di cento volte in Europa, Inghilterra e Russia. L’accento grave sulla prima sillaba di Fàtico distingue l’aggettivo relativo alla funzione del linguaggio propria dei messaggi che hanno il puro scopo di stabilire un contatto tra il mittente e il destinatario dal verbo che indica il sottoporsi alla fatica. Con grande agilità nel pezzo omonimo prodotto da Orbita/Spellbound la coreografa ed interprete Irene Russolillo coniuga la materia fisica a una vocalità che tal volta si presenta come pura emissione di suoni, talaltra diviene testo simbolico che suggerisce allo spettatore scenari di una vita quasi primordiale. “Siamo assetati, ma siamo al sicuro”. “Il mare ci cade addosso”. L’evocazione della notte, della luce, della sapienza. Il definire “le mani sul petto”. Il cullarsi in un respiro che si trasmette sulla scena. A metà tra essere umano ed animale, la Russolillo passa dallo sprofondare nella sonnolenza al richiamare tratti ferini di una signorile leonessa. Il gioco delle luci accompagna una danza dapprima delicata e poi sempre più intensa, quasi tribale. Il canto si alterna ai semplici versi e la figura maschile in secondo piano serve a suscitare una ruota di inesauribili emozioni. Foto Giuseppe Follacchio

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Milano, Teatro Elfo Puccini: “I corpi di Elizabeth”

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 17:16

Milano, Teatro Elfo Puccini, Stagione 2023/24
I CORPI DI ELIZABETH”
di Ella Hickson traduzione Monica Capuani
Catherine Parr, Mary Tudor, Elizabeth Regina ELENA RUSSO ARMAN
Elizabeth Principessa, Katherine Gray, Lavandaia MARIA CAGGIANELLI VILLANI Seymour, Dudley ENZO CURCURÙ
Cecil CRISTIAN GIAMMARINI
Regia Cristina Crippa e Elio De Capitani
Scene Carlo Sala
Costumi Ferdinando Bruni
Luci Giacomo Marettelli Priorelli
Suono Gianfranco Turco
Nuovo Allestimento in coproduzione Teatro dell’Elfo, Teatro Stabile del Veneto con il contributo di Next – Laboratorio delle idee per la produzione e distribuzione dello spettacolo dal vivo
Milano, 11 febbraio 2024
È molto apprezzabile l’iniziativa del Teatro dell’Elfo di Milano di dare ampio risalto anche a giovani drammaturghi internazionali, novero cui Ella Hickson appartiene: fellow della Royal Society of Literature a soli trentatré anni, la drammaturga britannica ha saputo imporsi in Inghilterra e negli Stati Uniti con una serie di opere piuttosto diversificate per tematiche e genere (dalla riscrittura dei classici a drammi di natura più sperimentale). Sorprende, inoltre, che il teatro milanese abbia scelto uno dei testi meno frequentati della Hickson, nonché dei più recenti, “Swive [Elizabeth]” (saggiamente tradotto da Monica Capuani come “I corpi di Elizabeth” piuttosto che letteralmente in “Scopa [Elizabeth]”), che si propone, oltre alla sfida drammaturgica, anche il necessario confronto con l’ingombrante realtà storica della figura di Elisabetta I Tudor e del suo entourage. Sia l’una che l’altro vedono il testo uscire vincitore, grazie a dialoghi ben congegnati, quasi mai banali, credibili nel contesto storico che li vorrebbe vedere accadere, oltre che nel momento presente; la caratterizzazione dei personaggi, tutta volta a svelarne gli aspetti più umani e meno istituzionali, funziona soprattutto coi caratteri femminili: forse avrebbe meritato un’indagine maggiore il personaggio di Lord Cecil, mentre soprattutto Dudley sembra un po’ appiattirsi sul triste fuco di corte che la storia ci ha consegnato. La regia di Cristina Crippa e Elio De Capitani, senza avere nulla di particolarmente impressionante, sa però ben mettere in luce i punti di forza di questa drammaturgia, coadiuvata puntualmente dalle suggestive scene di Carlo Sala e dagli opulenti costumi di Ferdinando Bruni. Vera anima del cast è Elena Russo Arman, in ognuno dei ruoli che interpreta: è una Catherine Parr giudiziosa e distaccata, una Mary Tudor nevrotica e attaccata al potere, un’adulta Elizabeth consapevole, tormentata, vittima e carnefice di se stessa. Proprio l’immagine della celebre sovrana britannica emerge nella maniera più originale – e la Russo Arman questa originalità sa coglierla in pieno: non è né l’algida vergine votata alla ragion di Stato, né l’appassionata eroina scespiriana che tanta cinematografia ha inteso mostrarci, ma una donna tutto sommato comune, con le sue piccole ossessioni, i suoi dubbi sull’amore, i suoi drammi da niente; molto interessante, quindi, l’idea drammaturgica di anteporle la se stessa adolescente, ancora speranzosa, ma già dotata di quello sguardo tagliente sulla vita che sfiorerà il cinismo nell’età adulta: Maria Caggianelli Villani, in questo ruolo, comunica soprattutto lo straniamento della ragazzina sradicata al suo naturale contesto per venir santificata (o martirizzata, a seconda dei punti di vista) sul trono inglese. Tuttavia, il confronto che c’è parso più riuscito è quello tra la matura Elisabetta e Katherine Grey, sua dama personale sedotta dallo stesso Dudley favorito della regina: Katherine è giovane, carina, spigliata, sebbene abbia visto sua sorella nel giro di sei giorni incoronata e decapitata; ella è lo spirito vitale che in Elizabeth forse già in giovane età cominciava a rarefarsi (e anche l’interpretazione della Caggianelli Villani in questo ruolo si impreziosisce di qualche nota in più, di un realismo più vibrante). Bravi e ben in parte anche gli interpreti maschili, Enzo Curcurù e Cristian Giammarini: tra le loro prove abbiamo apprezzato soprattutto il Simone di Enzo Curcurù, giustamente tutto giocato tra madido erotismo virile e l’ambiguità dei giochi di potere dell’aristocratico. Bel coronamento di questa produzione è anche l’attento commento sonoro curata da Gianfranco Turco, che gioca con suggestioni rinascimentali, suoni d’ambiente ed elettronica. Il pubblico meneghino ha mostrato di apprezzare particolarmente la produzione, che ha registrato sold out praticamente per tutte le venti repliche; ci auguriamo anche per la tournée lo stesso successo (link qui). Foto Laila Pozzo

Categorie: Musica corale

Milano, Teatro Litta: “Baccanti. Il regno del dio che danza” da Euripide. Dal 27 febbraio al 24 marzo. Debutto Nazionale

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 11:09

Drammaturgia e regia Filippo Renda – produzione Manifatture Teatrali Milanesi
Baccanti, il regno del dio che danza è un viaggio oltre il semplice spettacolo teatrale per esplorare una fusione fra mito antico e riscoperta del rito con una visione contemporanea della liberazione e dell’espressione corporea. Un inno alla potenza del corpo femminile come strumento di rivoluzione e cambiamento. In un mondo dominato e plasmato da norme e ideali maschili, le donne diventano un simbolo di resistenza e di forza collettiva sfidando e ridefinendo il tessuto sociale, trasformando il mito in una potente metafora della lotta per l’emancipazione e l’affermazione di sé in un contesto di predominanza maschile. La fonte di partenza è la contrapposizione tra ordine civile ed estasi rituale, in un conflitto tra Dioniso e Apollo che è conflitto tra dominati e dominanti. Nel despota Penteo, che cerca di liberare Tebe dal culto dionisiaco, rivediamo l’azione di chi ha recentemente dichiarato illegali i rave, perseguendo un’opera di disciplinamento delle membra e addomesticamento degli impulsi. La nostra rilettura attinge sia dalla tragedia di Euripide che dalla tradizione più antica ponendo particolare enfasi sui baccanali che, come i moderni rave, sono una risposta all’oppressione della società. Il baccanale diventa il fulcro narrativo dello spettacolo, sviluppandosi per tutta la sua durata. La nostra reinterpretazione dei riti dionisiaci, influenzata dagli studi di Lapassade e Zolla sull’esoterismo, vuole creare un’esperienza teatrale in cui gli spettatori possano sperimentare una forma di trance attraverso la potenza della performance scenica.
Esperienza che passa anche dallo spazio scenico, metafora per il cambiamento emotivo e spirituale. La scelta di adottare una disposizione circolare è un invito alla creazione di uno spazio comune dove si possono intrecciare emozioni, pensieri e reazioni. Il cerchio ha una lunga storia sia nell’arte che nell’esoterismo, simboleggiando l’unità, l’infinito e il ciclo della vita. In questo ambiente il pubblico potrà scegliere di vivere lo spettacolo dall’interno, trasformando lo spazio fisico in un luogo di condivisione emotiva e di riflessione, o di rimanere semplice osservatore. Cuore pulsante dello spettacolo è la musica, i cui ritmi e melodie sono un potente veicolo catartico capace di trasportare il pubblico in un viaggio emotivo e spirituale in parallelo con la narrazione scenica. La psytrance, con le sue radici profonde nella cultura della trance e della musica elettronica, incarna in modo perfetto l’essenza del progetto, un connubio tra l’antico e il moderno, tra il rituale e l’innovazione. Le sue linee di basso pulsanti, gli arpeggi incalzanti e le melodie che si intrecciano creano un ambiente sonoro che invita alla liberazione emotiva e spirituale.

Categorie: Musica corale

Milano, MTM Teatro Litta: “Ricino”

gbopera - Sab, 24/02/2024 - 09:31

Milano, MTM – Teatro Litta, Stagione 2023/24
RICINO”
di Antonio Mocciola e Pasquale Marrazzo
con: Antonio D’Avino, Diego Sommaripa, Vincenzo Coppola
Regia, scene e suono Pasquale Marrazzo
Disegno luci Emanuele Iovino
Costumi Lucia La Polla
Produzione Noi Film
Milano, 6 febbraio 2024
Spesso, quando ci rechiamo a vedere uno spettacolo, conoscere in precedenza l’autore o la tematica crea delle involontarie aspettative, con cui poi dobbiamo fare i conti nel momento di scrivere la critica. Il tema di “Ricino“ è tra i più interessanti nell’ambito degli studi sul fascismo: il rapporto tra regime e sessualità, in particolar modo la persecuzione degli omosessuali da parte della dittatura, è un argomento che ancora propone margini di interpretazione e chiavi di lettura spesso interessanti. Lo spettacolo di Antonio Mocciola e Pasquale Marrazzo, tuttavia, rimane al di qua della dimensione di interesse, limitandosi a proporre la storia di uno strano triangolo amoroso (lui-lui-il poliziotto dell’OVRA che li perseguita) sviluppato in una drammaturgia deboluccia, che si vorrebbe cinematografica, ma finisce con l’essere più credibilmente televisiva. Non sappiamo nemmeno se ci troviamo di fronte a un’effettiva storia unitaria, quanto, piuttosto, a una serie di flash, episodi intervallati dall’onnipresente musica extradiegetica, il cui tono è sempre quello alla lunga stucchevole dello small talking, del commento superficiale, che si vorrebbe rimandasse a un più profondo non detto, ma che di fatto rimane quello che è. L’assenza assoluta di pretesa documentaria, apprezzabile nel caso ci fosse proposta una densa e solida struttura drammaturgica, in questo caso fa sentire il suo peso, giacché avrebbe potuto conferire perlomeno qualche coordinata spazio-temporale in più per coinvolgere lo spettatore. Qui, invece, in fin dei conti, capiamo che si tratta del ventennio solo per alcuni riferimenti interni e citazioni, ma che rimangono tali, senza toccare corde più profonde, perché annegate nell’ameno mare di sentimenti più o meno ordinari che il testo esprime, e che l’impianto scenico non implementa esteticamente – la regia di Marrazzo è manierata, piena di gestualità “telefonate “, la scena si regge fondamentalmente su due soli elementi (un piano inclinato e una serie di panni bianchi appesi), peraltro utilizzati poco e in maniera convenzionale. Lo spettacolo, dunque, si regge unicamente sull’apporto dei tre interpreti: Antonio d’Avino, Diego Sommariva e Vincenzo Coppola, tre interpreti senza dubbio di talento, coinvolti e in grado di trasmettere tutto quello che si può trarre dal testo, senza tuttavia eccedere in qualcosa che ci avrebbe potuto far gridare al miracolo; l’attività dei tre è senz’altro ben calibrata sui colori dei personaggi che interpretano, ma, detto fuori dei denti, più di un guizzo attoriale sarebbe stato necessario per sottrarre il pubblico allo scivolare lentamente dalla noia al torpore. Repliche alla Sala Assoli di Napoli  dal 19 al 21 aprile 2024. Foto Giovanna Marrazzo

Categorie: Musica corale

Roma, Teatro India: “Storia di un oblio” con un intenso Vincenzo Pirrotta

gbopera - Ven, 23/02/2024 - 21:48

Roma, Teatro India
STORIA DI UN OBLIO

di Laurent Mauvignier
©Les Editions Minuit
traduzione Yasmina Melaouah Ed. Feltrinelli
regia Roberto Andò
con Vincenzo Pirrotta
Roma, 23 Febbraio 2024
“Storia di un oblio” ricostruisce i tragici minuti del pestaggio fino alla morte di un giovane di colore da parte di 4 vigilantes, reo di aver rubato e bevuto una birra.
Uno spettacolo eccezionale portato in scena per la prima volta in Italia nel giugno del 2018 da Roberto Andò in una Chiesa di Catania e da allora accolto con enorme successo da pubblico e critica. “Storia di un oblio” è la versione italiana firmata da Yasmina Melaouah è di Ce que j’appelle oubli del 2011 del pluripremiato 57enne scrittore francese Laurent Mauvignier, presentato nel 2012 al Teatro della Comédie-Française a Parigi. Il protagonista per la regia di Roberto Andò è l’attore Vincenzo Pirrotta, che da solo, seduto su una sedia, in attesa che tutto intorno il pubblico prende via via posto, veglia in silenzio il cadavere di suo fratello. Un intimo raccoglimento che piano piano si trasforma nel racconto di una assurda morte e del suo perché. La storia narra di un uomo che in un supermercato di un grande centro commerciale di una città francese ruba una lattina di birra e viene bloccato da quattro addetti alla sicurezza che lo trascinano nel magazzino e lo ammazzano di botte. Un fatto di cronaca eccezionalmente restituito da Laurent Mauvignier in un lungo racconto che ricostruisce la mezz’ora in cui è insensatamente raccolta la tragica fine di un uomo. La performance di Vincenzo Pirrotta si distingue per la sua intensità e la sua versatilità, manifestandosi attraverso una vasta gamma di sfumature vocali. Con una maestria indiscussa, l’attore articolato offre una rappresentazione coinvolgente e autentica, modulando la sua voce dall’intimo sussurro alla rabbia aggressiva, coinvolgendo il pubblico in un dialogo emotivo e potente. Attraverso grida disperate e momenti di raccoglimento, Pirrotta trasmette la complessità del suo personaggio, immergendosi completamente nel ruolo e creando un legame immediato con gli spettatori. La sua capacità di liberarsi delle barriere fisiche, come giacca e camicia, e di restare a busto nudo, aggiunge un elemento di vulnerabilità e autenticità alla sua performance, permettendo al pubblico di percepire la sua presenza fisica in modo più tangibile. La regia di Roberto Andò rappresenta un’audace sfida ai canoni teatrali convenzionali, con un protagonista che esplora una gamma ampia di azioni, incluso un coinvolgente immaginario narrativo e gesti provocatori come interazioni con il pubblico e momenti di tensione. La decisione di mostrare immagini violente, come quelle di Stefano Cucchi morto, ha suscitato reazioni divergenti tra gli spettatori, alcuni dei quali hanno apprezzato la sensibilizzazione, mentre altri l’hanno trovata impositiva. Tuttavia, nonostante le controversie, la performance ha ricevuto applausi calorosi, evidenziando il rispetto per l’impegno dell’ensemble artistico. Qui per tutte le informazioni.

Categorie: Musica corale

Milano, Piccolo Teatro Strehler: “La Locandiera” di Goldoni dal 20 febbraio al 3 marzo 2024

gbopera - Ven, 23/02/2024 - 18:52

Testo tra i più fortunati e rappresentati di Carlo Goldoni, “La locandiera” secondo Antonio Latella verte intorno al «tema dell’eredità che è il punto cardine di tutto. Mirandolina seduta sul letto di morte del padre riceve in eredità la Locanda, ma anche l’ordine di sposarsi con Fabrizio, il primo servitore della Locanda. Credo che Goldoni con questo testo abbia fatto un gesto artistico potente ed estremo, un gesto di sconvolgente contemporaneità: innanzitutto siamo davanti al primo testo italiano con protagonista una donna, ma Goldoni va oltre, scardina ogni tipo di meccanismo, eleva una donna formalmente a servizio dei suoi clienti a donna capace di sconfiggere tutto l’universo maschile, soprattutto una donna che annienta con la sua abilità tutta l’aristocrazia. Di fatto Mirandolina riesce in un solo colpo a sbarazzarsi di un cavaliere, di un conte e di un marchese.

Scegliendo alla fine il suo servitore come marito fa una scelta politica, mette a capo di tutto la servitù, nobilita i commercianti e gli artisti, facendo diventare la Locanda il luogo da dove tutta la storia teatrale del nostro paese si riscriverà, la storia che in qualche modo ci riguarda tutti». Sonia Bergamasco dà vita a una Mirandolina differente da quella che la tradizione ha spesso proposto, sottolineando la profondità dell’approccio goldoniano. «Spesso noi registi – continua Latella – abbiamo sminuito il lavoro artistico culturale che il grande Goldoni ha fatto con questa opera, la abbiamo ridimensionata, cadendo nell’ovvio e riportando il femminile a ciò che gli uomini vogliono vedere: il gioco della seduzione. Goldoni, invece, ha fatto con questo suo testamento, una grande operazione civile e culturale. La nostra mediocrità non è mai stata all’altezza dell’opera di Goldoni e, molto probabilmente, non lo sarò nemmeno io. Spero, però, di rendere omaggio a un maestro che proprio con Goldoni ha saputo riscrivere parte della storia teatrale italiana: parlo di Massimo Castri.» Qui per tutti i dettagli

Categorie: Musica corale

Roberto Favaro: “Parola, spazio, suono. Il teatro musicale di Adriano Guarnieri”

gbopera - Ven, 23/02/2024 - 08:50

Prefazione di Paolo Petazzi
Saggi, Marsilio, 2022
Volume di 272 pagine. ISBN 978-88-297-1599-2
€ 27,00
Parola, spazio e suono rappresentano il trittico attorno al quale è possibile avvicinarsi ad una ‘percezione’ della musica di Guarnieri con intrinseche relazioni tra arti diverse. Il risultato potrebbe definirsi una lettura interdisciplinare e nello stesso tempo caleidoscopica ove attraverso lo sguardo interiore e curioso del compositore è possibile scorgere il fascino e la suggestione del colore che irrompe fino all’utilizzo di tecnologie atte alla spazializzazione del suono ivi compresi gli apparati video. Se per alcuni aspetti è evidente un’apertura al mondo esteriore tanto da assorbirne gli influssi, dall’altro è proprio questo modus operandi del compositore a guidare e stimolare ‘pensieri’ che confluiscono in un teatro musicale fantastico e visionario i quali si traducono in vibrazioni sonore atte a traghettare l’ascoltatore verso un attraente itinerario sonoro. Per i non addetti ai lavori potrebbe trattarsi di musica complessa ove, si badi bene, il concetto di ‘complessità’ è già insito nell’essenza e natura della musica tanto da giustificare l’assenza di univocità sul termine ‘musica contemporanea’, continuando a generare nuove ipotesi fino ad allontanarsi dai cliché standardizzati. Come accade per il significato delle parole ai linguisti, per i quali a volte risulta difficile fornire delle risposte, allo stesso modo anche per la musica di Guarnieri c’è bisogno di una mente pensante. L’ INDICE chiarisce l’itinerarium mentis della pubblicazione di Favaro. PAROLA (Dalla musica il testo. Guarnieri librettista; Le parole di Pasolini, Parole antiche: Poliziano, Euripide, Dante; Altra spiritualità, spiritualità altra. Tra rivelazione, erotismo e impegno civile) – SPAZIO (Dallo spazio sonoro la vera drammaturgia teatrale; Live Elettronics. Per uno spazio sonoro mobile e molteplice; Uno spazio interiore e immaginario; Spazi sonori altri. Le chiese per Quare Tristis e Passione secondo Matteo) – SUONO (Timbro-materia; Voci; Forme) forniscono al lettore, nell’interessante esposizione ed approfondimento dell’autore del volume, gli strumenti necessari ovvero «delle chiavi […] per aprire delle porte, per varcare delle soglie» al cospetto di un’espressività capace anche di sedurre. Il risalto dato da Paolo Petazzi nel definire la pubblicazione «primo libro interamente dedicato ad Adriano Guarnieri» lascia sperare almeno in una seconda ove la continuazione di questo viaggio possa contribuire a garantire maggiore diffusione e accoglienza della musica di un compositore dotato di poetica e originalità decisamente singolari. La metafora del viaggio è altresì utile per segnalare, all’interno del volume, l’incontro con tanti personaggi (compositori, filosofi, letterati, pittori, architetti, ecc.) sia del passato che contemporanei dai quali trovare ‘risposte’ necessarie per potere soppesare ed illustrare l’opera del compositore.
Si segnala che la presenza di varie citazioni, immagini (foto che ritraggono il compositore, scene d’opera, autografi, partiture compresi esempi di scrittura con live elettronics), unitamente alla Prefazione di Paolo Petazzi, la Nota biografica del compositore, Gli spettacoli, le locandine e l’Indice delle opere di Adriano Guarnieri citate, arricchiscono e rendono più fruibile la lettura pur lasciando sempre l’ultima parola al compositore. Egli ci rivela che il suo testo assume compiutezza soltanto dopo aver composto la musica, tanto da non stupire la sua comprensione di alcuni Lieder di Schubert pur senza aver letto prima i testi: «Al contrario, mi accorsi che senza conoscere la poesia, ne avevo afferrato il contenuto vero, forse più profondamente che se fossi restato aderente alla superficie dei veri e propri pensieri espressi dalle parole». Curioso, anche se può risultare strano a molti, è sapere che in tutte le sue opere Guarnieri inizia «dallo spazio prima ancora delle note» riservando ad un momento successivo l’organizzazione della composizione. Altrettanto interessante risulta l’ultima parte dedicata al suono in cui lo stesso compositore chiarisce che: «Mi piace pensare al timbro come un impasto sonoro sta a un impasto di malta […]. Il timbro è frutto di un impasto sonologico […] non fisso, materico, sinuoso, insomma un “grumo” di suoni in movimento [ma anche] somma materica di sonorità, che si fa via via volume, e spessore quantitativo. Cioè una massa verticale di suoni o di agglomerati ruotanti su se stessi». Tanti i rimandi sia ad opere del passato che ad altre più ‘contemporanee’. In Guarnieri dall’iniziale e vicino Strutturalismo, al concetto materico e della spazialità del suono, alla passione, in primis per la poesia di Pasolini (Trionfo nella notte, 1987 e Premio Abbiati), alla successiva lunga collaborazione con Giovanni Raboni e all’impiego del live elettronics riaffiora quella ‘emancipazione’ tout court debitrice oltre che dell’inventio anche dell’intelletto.

Categorie: Musica corale

Roma, Teatro Brancaccio: “Il Mare Fuori. Il musical.” dal 01 al 10 Marzo 2024

gbopera - Ven, 23/02/2024 - 08:00

Roma, Teatro Brancaccio
MARE FUORI. IL MUSICAL
Con Antonio Orefice, Maria Esposito, Mattia Zenzola, Giuseppe Pirozzi, Enrico Tijani, Antonio D’Aquino, Giulia Luzi, Carmen Pommella, Emanuele Palumbo, Leandro Amato,Antonio Rocco, Christian Roberto, Giulia Molino, Bianca Moccia, Angelo Caianiello, Pasquale Brunetti, Yuri Pascale Langer, Sveva Petruzzellis, Anna Capasso, Fabio Alterio, Benedetta Vari
Coreografie Marcello e Mommo Sacchetta
Scenografie Roberto Crea
Costumi Eleonora Rella
colonna sonora originale tratta dalla serie “Mare fuori”
Sceneggiatura: Maurizio Careddu e Cristina Farina
produzione Best live
Regia di Alessandro Siani
Quando si parla di Mare fuori, seppure una serie nata da pochi anni, si parla già di una serie cult, oggi più che mai le puntate si stanno spezzettando in frasi e tormentoni che il grande pubblico ripete, tagga e condivide. Un fenomeno! Un successo esplosivo che ha colpito l’interesse di molti, tutti, me compreso. L’ingrediente di questa serie è sicuramente la semplicità della trama. La location è il carcere minorile di Nisida, si narra in modo profondo e crudo la vita di un gruppo di ragazzi all’interno di un istituto penitenziario. Dietro le sbarre, guardando oltre, si affaccia un mare libero e immenso, una sorta di sogno, di miraggio. La detenzione è ancora più dura guardando il “Mare fuori”. La versione teatrale sicuramente aveva bisogno di non perdere dei temi fondamentali: le motivazioni che hanno portato in carcere i ragazzi, la famiglia distrutta nei suoi valori primordiali, la lotta fra bande, la delinquenza beffarda che trascina una persona non “adulta” a fare determinate scelte. Si tratta di riflettere su una sorta di gioventù bruciata, figlia di un destino amaro e inaccettabile. Il tema che pervade questa trasposizione teatrale è il “momento”. Trovarsi nel momento sbagliato! Perdere sempre il momento giusto, perché confusi e avviliti dall’ambiente che li circonda, crescere male e continuare a sbagliare. Ma da una morte può nascere una vita nuova? Si può sopravvivere e poi rinascere per sempre. L’amicizia, la fratellanza e soprattutto l’amore copriranno il dolore, ma nessuno sarà mai sereno, perché tutto potrebbe cambiare da un “momento” all’altro. Gli occhi dei ragazzi, le loro voci, la musica, l’anima e le risate amare, tingono l’anima. Questo dramedy non vede l’ora di abbracciare e stringere il pubblico che guarderà dalla platea e per gli attori dal palco la gente rappresenterà la speranza, la vita pura, il loro mare fuori! Note di Regia. Qui per tutte le informazioni.

Categorie: Musica corale

Roma, Teatro Vascello: “Top Girls”. Una rivoluzione al femminile.

gbopera - Gio, 22/02/2024 - 23:59

Roma, Teatro Vascello, Stagione 2023 2024
TOP GIRLS
traduzione di Maggie Rose
con (in o.a.) Corinna Andreutti, Valentina Banci, Cristina Cattellani, Laura Cleri, Paola De Crescenzo, Martina De Santis, Simona De Sarno, Monica Nappo, Sara Putignano
costumi Daniela Ciancio
scene Barbara Bessi
luci Luca Bronzo
assistente alla regia Elvira Berarducci
regia Monica Nappo
produzione Fondazione Teatro Due, Parma
Roma, 22 Febbraio 2024
L’opera di Caryl Churchill è come una tempesta che irrompe nel panorama teatrale , scuotendo le fondamenta delle convenzioni e dei preconcetti. Benché non sia una presenza costante sulle scene italiane, quando si presenta, lo fa con un impatto che non può essere ignorato. Il suo lavoro è una sfida, un viaggio attraverso territori sconosciuti, dove il disorientamento è il nostro compagno di viaggio. La Fondazione Teatro Due di Parma, insieme alla regista e attrice Monica Nappo, decide di affrontare l’opera più celebre di Churchill, “Top Girls”. Questo classico moderno del teatro femminista ci porta in un mondo dove le donne lottano con il potere e la femminilità si scontra con la leadership. La pièce si apre con una cena immaginaria, dove la protagonista, Marlene, celebra la sua promozione insieme a donne famose della storia. Eccole riunite, donne di potere e successo, intorno a una tavola imbandita, pronte a celebrare l’ascesa di Marlene, interpretata con maestria da Sara Putignano. Qui, tra le pareti di questo mondo immaginario, si mescolano le voci e le storie di donne straordinarie. Isabella Bird, la viaggiatrice audace del XIX secolo, racconta le sue avventure attraverso terre lontane, mentre Lady Nijo, la cortigiana giapponese del XIII secolo, rivela le sue struggenti esperienze di amore e perdita. Accanto a loro, la misteriosa figura di Giovanna, la papessa del IX secolo, svela i segreti del suo regno sotto mentite spoglie, mentre Griselda, la soldatessa medievale, esprime la sua forza e determinazione. Ma dietro ogni trionfo si nasconde un sacrificio, e queste donne non fanno eccezione. La papessa, costretta a negare la propria femminilità per mantenere il potere, e la cortigiana, relegata al convento dopo aver perso il favore del suo padrone, sono solo due esempi di come il successo possa essere accompagnato da rinunce dolorose. Eppure, nonostante le avversità, queste donne continuano a brillare con una luce propria, sfidando le convenzioni e conquistando il loro posto nel mondo. E mentre alzano i calici in onore di Marlene, sanno che il loro legame va oltre il tempo e lo spazio, unendole in un’eterna sororità di coraggio e determinazione. Questo banchetto distopico diventa un ritratto delle lotte e dei sacrifici delle donne attraverso i secoli, seppelliti sotto il peso di una società patriarcale. Nel presente, vediamo Marlene, una donna determinata e ambiziosa, costretta a confrontarsi con le scelte che ha fatto per raggiungere il successo. Il suo individualismo aggressivo la porta ad esplorare i compromessi che ha dovuto accettare per emergere in un mondo dominato dagli uomini. Il lavoro di Churchill non offre risposte facili; piuttosto, solleva domande e mette in discussione le convenzioni sociali. Attraverso un cast eccezionale e una regia audace, lo spettacolo ci trascina in un vortice di dialoghi intensi e scene suggestive. Mentre la storia si svolge davanti ai nostri occhi, ci rendiamo conto che le questioni affrontate in “Top Girls” non sono obsolete, ma piuttosto rimangono irrisolte nel nostro presente. Le lotte per l’uguaglianza di genere sono cambiate nel corso dei secoli, ma molte sfide rimangono le stesse. L’ impianto scenografico di Barbara Bessi è quanto di più semplice possa esserci: un lampadario di cristalli risplende, incorniciano una scena minimalista dominata da tavoli e sedie. Tuttavia, è importante sottolineare che le scene stesse non sono il fulcro dell’attenzione né rivestono particolare rilevanza estetica. Piuttosto, fungono da semplice supporto visivo, un mezzo attraverso il quale incarnare un principio fondamentale di verità. La piece è un viaggio avvincente attraverso la complessità delle relazioni di potere e dell’identità femminile. In “Top Girls”  l’assenza intenzionale di personaggi maschili non solo è una scelta drammaturgica, ma anche un’affermazione tematica che sottolinea la centralità delle donne nella narrazione. Gli uomini e i loro comportamenti non sono semplicemente assenti, ma vengono narrati e interpretati dalle protagoniste femminili, evidenziando così un ribaltamento delle convenzioni di genere e delle dinamiche di potere tradizionali. Tuttavia, l’approccio di Churchill a questa tematica non è caratterizzato da una visione unilaterale o dogmatica. Al contrario, la sua prospettiva è permeata da una complessità che abbraccia la compassione, la crudeltà, l’ironia e la lucidità. Churchill non si limita a privilegiare un sesso sull’altro o a fornire risposte semplicistiche; piuttosto, espone le relazioni umane in tutta la loro complessità, sia pubblica che privata, invitando il pubblico a interrogarsi sulle stesse questioni che lei stessa si pone. Nel mondo rappresentato da Churchill, non esistono categorie nette di buoni e cattivi, ma piuttosto individui che, per affermarsi, devono spesso sacrificare la propria autenticità. È una società disfunzionale e squilibrata, in cui il progresso di una parte comporta inevitabilmente la sofferenza dell’altra. Alla fine, nessuno è davvero salvato, poiché l’ottenimento della libertà o dell’emancipazione personale comporta sempre un costo per qualcun altro. Churchill solleva anche interrogativi profondi sul significato associato alle parole “Madre” e “Natura”, suggerendo che l’idea di una connessione intrinseca tra di esse potrebbe essere più complessa di quanto generalmente si creda. La sua scrittura teatrale sfida le convenzioni linguistiche e culturali, invitando il pubblico a esplorare concetti fondamentali e a mettere in discussione le proprie percezioni preconcette e ci riesce con grande efficacia. Nella suggestiva cornice del Vascello, il pubblico ha dimostrato il proprio apprezzamento per le protagoniste con calorosi applausi, manifestando un sentito coinvolgimento e un profondo senso di solidarietà. Qui per le altre date.

Categorie: Musica corale

Roma, Teatro Vascello: “4 5 6” dal 27 febbraio al 03 Marzo 2024

gbopera - Gio, 22/02/2024 - 16:04

Roma, Teatro Vascello
456
con Massimo De Lorenzo, Carlo De Ruggieri, Cristina Pellegrino
e con Giordano Agrusta
scritto e diretto da Mattia Torre
produzione Marche Teatro / Nutrimenti Terrestri / Walsh
456 è la storia comica e violenta di una famiglia che, isolata e chiusa, vive in mezzo a una valle oltre la quale sente l’ignoto. Padre, madre e figlio sono ignoranti, diffidenti, nervosi. Si lanciano accuse, rabboccano un sugo di pomodoro lasciato dalla nonna morta anni prima, litigano, pregano, si odiano. Ognuno dei tre rappresenta per gli altri quanto di più detestabile ci sia al mondo. E tuttavia occorre una tregua, perché sta arrivando un ospite atteso da tempo, che può e deve cambiare il loro futuro. Tutto è pronto, tutto è perfetto. Ma la tregua non durerà. Qui per tutte le informazioni.

 

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Padova, Amici della Musica: Grande successo per Fazil Say

gbopera - Gio, 22/02/2024 - 13:55

Padova, Auditorium C. Pollini, Stagione Amici della Musica di Padova 2023/24
Pianoforte  Fazil Say
Johann Sebastian Bach: Chaconne da Partita n. 2 in re minore” BWV 1004 (arr. F. Busoni); Ludwig van Beethoven: Sonata in re minore op. 31 n. 2 “La tempesta”;  Claude Debussy: da Préludes – Premier livre VIII: La fille aux cheveux de lin (Très calme et doucement expressif) – X: La Cathédrale engloutie (Profondément calme, dans une brume doucement sonore) – XI: La danse de Puck (Capricieux et léger) – XII: Minstrels (Modéré, nerveux et avec humour), Clair de lune (da “Suite bergamasque”) Andante très expressif;  Fazil Say: À la carte
Padova,  20 febbraio 2024
Auditorium gremito per il concerto del pianista Fazil Say, un evento imperdibile e tanto atteso all’interno della 67° stagione concertistica degli Amici della Musica di Padova. Nel corso degli anni il talentuoso pianista turco ha conquistato sempre più spazio all’interno di una attività concertistica sia come solista sia a fianco delle più importanti orchestre, e numerosi sono stati i riconoscimenti sia della critica che del pubblico. Il maestro si distingue per la sua ampiezza del repertorio, che spazia dalla musica barocca alla musica contemporanea, come si può anche notare anche dalla sua ampia discografia, che comprende sia Bach che Gershwin; e il concerto del 20 febbraio è stata una grande dimostrazione di versatilità e ampiezza di vedute. Il linguaggio della sua interpretazione è universale, e dà credibilità all’affermazione dello stesso pianista che recita: “l’arte e la musica formano un ponte tra le culture dell’est e dell’ovest, mescolandole e trasformandole”. Un approccio alla tastiera alquanto singolare il suo, quasi da direttore d’orchestra: lo si vede impegnato nel dirigere il suono con le sue stesse mani, quasi a catturare gli armonici e direzionarli verso il pubblico e alla sua anima; un’esperienza visiva che cattura e commuove. Esordio del programma in grande stile. Say dimostra il suo grande talento suonando una delle più impegnative composizioni di Bach, rivisitata o meglio ricomposta su nuove e autonome basi dal genio di Busoni: la ciaccona nr. 2 in re minore. Esecuzione accattivante, che esalta il sentimento dell’abbandono (come recita il pezzo al quale è stato attribuito il titolo “sei solo”) con un’ampia, se non esagerata, alternanza tra il forte e il piano, ma che Say riesce a trasformare in maestoso e delicatissimo. Ottima la sua padronanza tecnica e la dinamica interpretativa permette a questo pezzo di evocare una grande gamma di emozioni. Si prosegue con la Sonata op.32 nr. 2 di Beethoven, compositore del quale il pianista ha inciso l’integrale delle sonate. Quest’opera, sotto la sua interpretazione, sembra assumere una forma più eterea e l’esecuzione è ben lontana da quelle classiche che questa sonata ci ha abituato a sentire. Forse un’eccessiva velocità metronomica può aver leggermente penalizzato il fraseggio e la rotondità del suono che in questa sonata meritano di emergere. La tensione continua dell’armonia e l’idea del timbro puro che avevano permeato l’idea musicale e culturale di Beethoven, si trasformano con Debussy in un esatto opposto. E questo improvviso cambio di atmosfera è subito percepibile nell’ascolto della selezione di preludi dal primo libro di Debussy. Suonati con un grandissimo rispetto della partitura, il pianista è stato in grado di catturare tutte le sonorità richieste da questo compositore, così difficile da interpretare; ma non solo: il ritmo sospeso e gli accordi spesso evanescenti, che creano quella tensione voluta dal maestro dell’impressionismo, sono stati rielaborati dall’interprete che ne ha estratto dei quadri finemente colorati. Molto delicata e poetica pure l’esecuzione de Clair de Lune (dalla Suite bergamasque). L’ultima parte del programma ha permesso di conoscere Fazil Say interprete di Fazil Say compositore. Ha suonato quattro sue composizioni, molto diverse tra loro, mettendo ancora di più in luce la sua indole eclettica. Nella prima, Black Earth, il pianista si diverte a creare un gioco di echi e di rimandi tematici chiaramente di origine orientale, intervenendo anche fisicamente sulle corde del pianoforte, creando una sonorità che potrebbe richiamare l’Oud turco. Il secondo pezzo è molto melodico, con un raffinato crescendo che esplode nel finale. A seguire un altro brano molto sostenibile, fruibile e leggero. In conclusione un pezzo virtuosistico che trasporta il classico dei classici alla temperatura jazz: un divertente arrangiamento del Capriccio n. 24 in la minore di Niccolò Paganini, esecuzione geniale. Ovazione finale, meritatissima. Il pianista regala un solo bis, una sua improvvisazione in stile jazzistico della Marcia alla turca di Mozart, esecuzione che ha divertito e allo stesso tempo commosso l’incredulo pubblico. Pensiamo  che per molti, compreso lo scrivente, l’ascoltare dal vivo questo artista sia stata non solo una grande opportunità, ma anche una rivelazione: la scoperta di un grande interprete capace di giocare con i sentimenti e arrivare diritto all’anima. Photo Marco Borggreve

 

 

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Genova, Teatro Carlo Felice: “Idomeneo

gbopera - Gio, 22/02/2024 - 09:00

Genova, Teatro Carlo Felice, Stagione d’Opera 2023-24.
“IDOMENEO”
Dramma per musica in tre atti su libretto di Giovanni Battista Varesco
Musica di Wolfgang Amadeus Mozart
Idomeneo, Re di Creta ANTONIO POLI
Idamante CECILIA MOLINARI
Ilia BENEDETTA TORRE
Elettra LENNEKE RUITEN
Arbace GIORGIO MISSERI
Gran Sacerdote BLAGOJ NACOSKI
Voce di Nettuno UGO GUAGLIARDO
Due Cretesi LUCIA NICOTRA, MARIA LETIZIA POLTINI
Due Troiani DAMIANO PROFUMO, FRANCO RIOS CASTRO
Coro e Orchestra del Teatro Carlo Felice di Genova
Direttore Riccardo Minasi
Maestro del Coro Claudio Marino Moretti
Regia Matthias Hartmann
Scene Volker Hintermeier
Costumi Malte Lübben
Coreografia Reginaldo Oliveira
Luci Mathias Märker, Valerio Tiberi
Allestimento della Fondazione Teatro Carlo Felice di Genova.
Genova 18 febbraio 2024.
L’Idomeneo del Carlo Felice ti immerge subito in un grande contrasto che dominerà tutta la recita: una scena all’eccesso corrusca e barbarica si scontra con un’orchestra che, controllatissima, naviga sui più razionali mari dell’illuminismo solidale. Bastano a Riccardo Minasi le prime rallentate battute dell’ouverture a segregare l’affanno drammatico e a promuovere la visione raziocinante ed umanitaria del dramma. All’opposto e in netto contrasto, sul palco, si staglia invasiva, aggettante su un plumbeo fondale, l’inquietante sagoma di uno scafo scheletrico accostato all’orrore di una gigantesca testa taurina, dalle enormi corna appuntite, con orbite svuotate e con spaventose froge fumanti. Non mancano poi sinistri trofei che inalberano, come fossero crocifissi, crani, presumibilmente anch’essi taurini, dalle lunghe corna distese, come braccia inchiodate. Se Riccardo Minasi è di casa al Carlo Felice come Direttore musicale della Fondazione, l’impianto scenico, ideato da Volker Hintermeier, sulle idnicazioni del regista Matthias Hartmann e arditamente illuminato da Mathias Märker e Valerio Tiberi, arriva a Genova da una produzione, per noi non felicissima, del milanese teatro alla Scala del 2019. Fissati così l’impostazione drammatica e lo spirito musicale della serata, ricordando che Malte Lübben ha positivamente contribuito, con costumi appropriati, allo spirito della recita, non si riescono ad evidenziare particolari idee della regia che possano ulteriormente illustrare l’azione ed emozionare. Lascia perplessi è comunque il finale in cui Idomeneo, deposto e ridotto a pezzente elemosinante, cerca di sottrarre, per scherno o per invidia, al popolo festante gli omaggi floreali destinati a celebrare le nozze e il nuovo regno di Idamante. Dalla regia non si è visto  uno spunto che valorizzi l’azione degli attori/cantanti né nei movimenti dell’ottimo Coro. Quest’ultimo trova, nella guida sagace del maestro Claudio Marino Moretti, efficaci suggerimenti e stimoli per imporsi tra i protagonisti indiscussi ed essenziali dell’opera mozartiana. Dal coro emergono poi i lodabili interventi solistici di  Lucia Nicotra e Maria letizia Poltini, (donne cretesi), e di Damiano Profumo e Franco Rios Castro (prigionieri troiani). Ben adattandosi ai sereni andamenti che Riccardo Minasi imposta, brilla, per l’ottima prestazione, l’Orchestra del Teatro genovese, che trova pure nel violoncello di Antonio Fantinuoli, e nel clavicembalo di Sirio Restani l’essenziale ed efficace sostegno per i numerosi recitativi. Il cast vocale è sicuramente un gran punto di forza delle recite genovesi e, a nostro parere, di qualità oggi difficilmente eguagliabile, non solo dai teatri italiani. In tutti e sette i protagonisti si evidenzia la proprietà della lingua in vocali ed accenti sempre corretti e sonori. Recitativi scanditi ed efficaci, come solo la madrelingua consente, garantiscono ai cantanti italiani un gran privilegio per un esito positivo delle recite. Antonio Poli è efficacissimo sia scenicamente che vocalmente. Il canto, facile, naturale e mai forzato, lo candida senza dubbi ad essere un Idomeneo di riferimento. Il fascinoso arioso ”Tranquillo è il mar” e la successiva aria “Vedrommi intorno” sono garanti della completa identificazione col personaggio che poi, la celeberrima “Fuor del mar”, con le sue complesse coloratureà, superate con facilità, conferma. Eccelle anche l’Idamante di Cecilia Molinari. Pur annunciata indisposta, la sua recita è stata impeccabile e coinvolgente. Timbro, figura, agire, voce, canto tutto le calza a pennello nel forgiare un personaggio che sta transitando dalla giovinezza alla maturità e che è l’immagine stessa del razionalismo e della tolleranza. La mancanza di realismo che potrebbe derivarle dal passaggio di una parte maschile, concepita per evirato, ad una cantante, viene superata dalla Molinari, che pur conservando il suo vellutato timbro inequivocabilmente femminile, sfodera un accento e un’azione scenica assolutamente appropriati alla parte. Altrettanto positiva la prestazione di Benedetta Torre la cui dolcezza nel porgere, unita ad un timbro particolarmente accattivante, trova una rara sintonia coi tempi dilatati e con le sonorità discrete esibite dall’orchestra. Meno univoco il giudizio per l’Elettra di Lenneke Ruiten, che pur disponendo di notevoli virtù vocali, appare in evidente difficoltà nell’asprezza dell’aria “D’Oreste, d’Aiace”. Sempre estranea agli accenti di forza e di rabbia, tipici del personaggio, non delude nel “Idol mio se ritroso” e negli sfoghi amorosi del secondo atto. Giorgio Misseri, Arbace, canta con buona tecnica e con voce dal timbro piacevole le sue due arie, di cui la seconda “Se colà ne’ fati è scritto” ha una durata infinita. I suoi numerosi recitativi, cruciali per l’azione, sono eseguiti impeccabilmente, per una piena riuscita dovrebbe forse evitare le troppo lunghe spericolate cadenze e i sovracuti non prescritti. Buona la prestazione di Blagoj Nakoski che con l’imponente figura e la voce sicura e ferma garantisce la solennità del Gran Sacerdote di Nettuno. Dalla balaustra della galleria arriva poi, potente alle spalle del pubblico, la voce di Ugo Guagliardo, efficacissimo Nettuno pacificato. A conferma della scelta interpretativa del Maestro Minasi che si colloca tra il tardo barocco e il neoclassico, il finale viene affidato alla suite di danze K367 a cui partecipano eccellenti mimi e ballerini che danzano con le coreografie di Reginaldo Oliveira. Pubblico, in platea, abbondante. Applausi contenuti, nel corso della recita, prolungati poi nel finale anche per un sipario che mai si chiude, per luci che mai si accendono e per i protagonisti che ripetutamente conquistano il proscenio.

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Roma, Teatro Sala Umberto: “Sei personaggi in cerca di autore” dal 27 Febbraio al 10 Marzo 2024

gbopera - Gio, 22/02/2024 - 08:00

Roma, Teatro Sala Umberto
SEI PERSONAGGI IN CERCA D’AUTORE
Di Luigi Pirandello
drammaturgia Francesco M. Asselta, Michele Sinisi
regia Michele Sinisi
aiuto regia in scena Nicolò Valandro
con Stefano Braschi, Marco Cacciola, Gianni D’Addario, Sara Drago, Marisa Grimaldo, Stefania Medri, Donato Paternoster, Marco Ripoldi, Michele Sinisi, Adele Tirante
scene Federico Biancalani
assistente alle scene Elisa Zammarchi
Direzione tecnica Rossano Siragusano
Con il contributo di NEXT-Laboratorio delle Idee & Festival Castel dei Mondi di Andria
Produzione Elsinor Centro di Produzione Teatrale
Quando lo spettacolo debuttò nel 1921, al Teatro Valle di Roma, la platea contestò la pièce al grido: “Manicomio! Manicomio!”. Il pubblico si trovò di fronte a qualcosa di completamente inedito, un assalto alla forma del teatro borghese, una non-storia in cui a essere messi sotto indagine non erano solo il meccanismo teatrale e la creazione artistica, ma lo stesso rapporto tra realtà e finzione. Nel tempo, però, i Sei Personaggi sono passati da essere una pietra di scandalo a testo “classico”, da matinée per le scuole, un pezzo da museo della letteratura italiana. Mettere in scena questo testo oggi significa muoversi in una mediasfera dove il confine tra vita privata, storytelling, informazione e manipolazione è sempre più labile. Senza contare che lo stesso concetto di “io” è profondamente mutato, moltiplicandosi e sfaccettandosi su tutti i nostri device e account social, in un’oscillazione continua tra realtà e rappresentazione. A quasi cento anni di distanza, Sei personaggi in cerca d’autore è ancora l’opera che meglio indaga il nostro rapporto tra vita e arte, reale e virtuale. Tra incursioni meta teatrali, prove aperte e nuovi ospiti ogni sera, l’opera di Pirandello è l’occasione per confrontarsi con la grande domanda: che cosa rimane dell’arte nell’epoca della sua riproducibilità digitale? Sei personaggi in cerca d’autore di Luigi Pirandello – il nome dell’autore in questo allestimento è diventato parte del titolo  è uno spettacolo matrioska, se così si può dire, in cui il piano meta-teatrale già presente nel testo viene portato all’estremo generando un cortocircuito dove attori, personaggi e pubblico convivono e si mescolano in un happening unico e irripetibile ogni sera. Ad ogni replica, infatti, fra gli attori del cast irromperanno sul palco altre persone/personaggi a sorpresa – protagonisti del panorama teatrale – che interpreteranno una scena dello spettacolo destinata poi ad essere riprodotta come in uno specchio riflesso all’infinito. In un gioco di rifrazioni che userà ogni mezzo tecnologico a disposizione per ricreare il qui e ora dello spettacolo. Qui per tutte le informazioni.

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Roma, Teatro Ambra Jovinelli: ” Arlecchino?” di Marco Baliani

gbopera - Mer, 21/02/2024 - 23:59

Roma, Teatro Ambra Jovinelli
ARLECCHINO?
scritto e diretto da Marco Baliani
con Andrea Pennacchi
e con Marco Artusi, Federica Girardello, Miguel Gobbo Diaz, Margherita Mannino, Valerio Mazzucato, Anna Tringali
musiche eseguite dal vivo da Giorgio Gobbo, Riccardo Nicolin
scene e costumi Carlo Sala
luci Luca Barbati
aiuto regista Maria Celeste Carbone
Produzione Gli Ipocriti Melina Balsamo in coproduzione con TSV– teatro nazional
“In ogni epoca bisogna lottare per strappare la tradizione al conformismo che cerca di sopraffarla” Walter Benjamin
Roma, 21 Febbraio 2024
Nel suo ultimo spettacolo teatrale, Marco Baliani porta sul palcoscenico una rivisitazione audace e dissacrante del celebre personaggio dell’Arlecchino, incarnato con maestria da Andrea Pennacchi. Con una miriade di personaggi altrettanto bizzarri, interpretati da un cast eccezionale tra cui spiccano Marco Artusi, Federica Girardello e Miguel Gobbo Diaz, l’Arlecchino di Baliani si distingue per la sua goffaggine e inadeguatezza, incarnando un’icona della Commedia dell’arte proiettata nel contemporaneo. La regia di Baliani rivela la volontà di strappare l’Arlecchino dal passato e immergerlo nella modernità, generando un conflitto irresistibile che dà vita a situazioni esilaranti e visioni dissacranti. Attraverso le gesta maldestre ma astute di Arlecchino, lo spettacolo esplora i diversi territori dello spirito umano, mettendo in luce le eterne contraddizioni dell’umanità. Nella rielaborazione della commedia goldoniana, il testo e la sua struttura mantengono una solida fedeltà, mentre si aggiunge un intrigante strato narrativo che aggiunge una sorta di “voce armonica” secondaria. Questo elemento parallelo introduce una comicità contemporanea, arricchendo la trama con una serie di errori e equivoci che si sovrappongono alle burle di Arlecchino. Dal sipario che si alza prematuramente svelando gli attori ancora impreparati alla scena, al cellulare dell’impresario che interrompe il finale, ogni imprevisto contribuisce a un tessuto comico vivace e dinamico. Tuttavia, alcune battute dal sapore razzista e situazioni sessiste possono far storcere il naso, anche se vengono presentate con un chiaro intento caricaturale. L’intento è quello di contestualizzare queste sfumature discutibili all’interno di una comicità che si distacca nettamente dalla realtà, offrendo una visione più lieve e ironica. Particolarmente riuscito è il monologo “Servire o non servire”, che mescola abilmente l’estetica di Shakespeare con lo stile goldoniano, creando uno squarcio di contemporaneità che mette in luce i temi attuali con uno sguardo ironico e spregiudicato. Questo momento farsesco aggiunge profondità alla narrazione, offrendo una riflessione intelligente sulla società moderna attraverso il filtro della commedia classica. La produzione, frutto della collaborazione tra la compagnia Gli Ipocriti di Melina Balsamo e il TSV – Teatro Nazionale, si distingue per la sua energia travolgente e la capacità di reinventare la tradizione teatrale con uno sguardo fresco e provocatorio. Le scene e i costumi di Carlo Sala, insieme alle maschere realizzate da Officine Zorba di Andrea Cavarra, contribuiscono a creare un ambiente straordinario, mentre le luci curate da Luca Barbati conferiscono ulteriore profondità allo spettacolo. La performance degli attori, guidati da uno straordinario Andrea Pennacchi e supportati da una musica dal vivo coinvolgente di Giorgio Gobbo e Riccardo Nicolin, è eccezionale. La loro abilità nel passare da un ruolo all’altro e nel mantenere viva la tensione drammatica è fondamentale per il successo della produzione, che riesce a mescolare abilmente elementi di cabaret, burlesque, e commedia dell’arte classica in una miscela esplosiva. In questo tour de force teatrale, Baliani e il suo talentuoso cast riescono a restituire alla tradizione teatrale un nuovo vigore, reinventandola in una forma sorprendente e irresistibile. Con una narrazione febbrile e una creatività sfrenata, lo spettacolo riesce a catturare l’essenza della commedia goldoniana, offrendo al pubblico un’esperienza indimenticabile che riflette in modo brillante il caos e le contraddizioni del nostro tempo. In questo spettacolo si celebra il potere curativo della risata, anche quando è un po’ graffiante. Qui, ridere è più che un semplice piacere: è una medicina che rianima l’anima e rinvigorisce il corpo, stimolando la circolazione del sangue con un morso di energia. Lo spettacolo ha suscitato un’entusiastica reazione da parte del pubblico, che ha dimostrato il suo apprezzamento con applausi calorosi e sinceri, carichi di trasporto e gratitudine. PhotoCredit @SerenaPea Qui per le altre date.

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Roma, Gnam: “Reality Optional. Miaz Brothers con i maestri del XX secolo” dal 24 Febbraio al 26 maggio 2024

gbopera - Mer, 21/02/2024 - 14:32

Roma, Galleria d’Arte Moderna
REALITY OPTIONAL. MIAZ BROTHERS CON I MAESTRI DEL XX SECOLO
Dal 24 Febbraio al 26 Maggio 2024
Le opere dipinte dal duo artistico Miaz Brothers rappresentano immagini sfocate di personaggi indefiniti, che solo la memoria e l’immaginazione dello spettatore riescono a completare. I Miaz Brothers, i fratelli Roberto (1965) e Renato (1968), da anni impegnati sul tema della percezione e sulla relazione fra realtà e immaginazione, approdano alla Galleria d’Arte Moderna con un progetto espositivo concettuale in cui il loro approccio sperimentale alla ritrattistica si confronta per la prima volta in diretta con i grandi Maestri del Novecento presenti nella collezione d’arte pubblica della GAM.  Accanto a una selezione di capolavori della collezione permanente scelti in accordo con il curatore del museo i due artisti espongono alcune loro personalissime versioni dei dipinti individuati, insieme ad altre opere inedite in cui i soggetti originari sono riprodotti completamente fuori fuoco. In un mondo in cui la tecnologia insegue l’alta definizione delle immagini e veniamo continuamente stimolati da visioni preconfezionate, i Miaz Brothers danno vita, ponendosi anche in polemica culturale con l’attualità, a soggetti enigmatici, mai del tutto definibili, con lo scopo di creare un rapporto di continuità estetica e comunicativa tra il loro segno contemporaneo e lo stile delle opere originarie. In collaborazione con Wunderkammern Gallery. Qui per tutte le informazioni.

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Verona, Teatro Filarmonico: “La rondine”

gbopera - Mer, 21/02/2024 - 08:48

Verona, Teatro Filarmonico, Stagione Lirica 2024
“LA RONDINE”
Commedia lirica in tre atti su libretto di Giuseppe Adami, A. M. Willner e H. Reichert
Musica di Giacomo Puccini
Magda MARIANGELA SICILIA
Lisette ELEONORA BELLOCCI
Ruggero GALEANO SALAS
Prunier MATTEO ROMA
Rambaldo GËZIM MYSHKETA
Yvette/Georgette AMÉLIE HOIS
Bianca/Lolette SARA ROSSINI
Suzy/Gabrielle MARTA PLUDA
Gobin/Adolfo GILLEN MUNGUIA
Perichaud/Rabonnier RENZO RAN
Crebillon/Maggiordomo CARLO FEOLA
Orchestra, Coro e Ballo della Fondazione Arena di Verona
Direttore Alvise Casellati
Maestro del Coro Roberto Gabbiani
Regia Stefano Vizioli
Scene Cristian Taraborrelli
Costumi Angela Buscemi
Luci Vincenzo Raponi
Coreografia Pierluigi Vanelli
Nuovo allestimento in coproduzione tra Fondazione Arena di Verona e Fondazione Teatro Carlo Coccia di Novara
Verona, 18 febbraio 2024
A ventidue anni dall’edizione curata da Luca De Fusco con la direzione d’orchestra di Maurizio Arena, torna al Filarmonico il tormentato capolavoro di Puccini le cui vicissitudini nella genesi ne testimoniano la sofferta creazione e trasformazione in corso d’opera. Nata in origine dalla commissione del Carltheater di Vienna nel 1913, La rondine aveva tutti i connotati dell’operetta con numeri musicali alternati ai dialoghi parlati; Puccini accettò, forse assai più lusingato dal compenso finanziario che dalla sfida artistica in una forma che in fondo non gli era affatto congeniale. Se Mascagni e Leoncavallo si erano cimentati agevolmente con il genere che spopolava oltralpe, Puccini faticò non poco a lavorare sull’impianto operettistico a numeri chiusi al punto di lamentare insofferenza e mancanza di ispirazione, arrivando a definire il progetto originale “una solenne porcheria” maledicendo lo stile e la moda viennese. Una serie di circostanze, non ultima lo scoppio del primo conflitto mondiale, lo aiutarono a svincolarsi dal contratto e a riconvertire l’opera musicandola per intero e presentandola quindi come commedia lirica affidandone il libretto in italiano a Giuseppe Adami. Gli attriti con il librettista viennese Willner, che in una lettera a Puccini lo accusava di diffondere giudizi negativi sul libretto originale, e il rapporto non proprio idilliaco con Tito Ricordi che non voleva rischiare in quella che definì “una cattiva imitazione di Lehár” portarono all’accordo con l’editore rivale Sonzogno che si assicurò così l’esclusiva mondiale della partitura ma non ne favorì con efficacia la diffusione commerciale. La prima, slittata al 1917 e nel frattempo spostata a Montecarlo con disappunto dei francesi che la vedevano come un’invasione musicale della nemica Austria, fu un successo grandioso anche se la critica si mantenne prudente nel valutare la partitura. Una partitura che Victor De Sabata, tra i pochi a saperne trarre la pura essenza pucciniana, definì come una delle più eleganti e raffinate del lucchese e che conserva modi ed atteggiamenti mutuati dalle tendenze d’oltralpe, non ultima la presenza di ballabili allora in voga come il valzer, la polka, lo slow fox e l’one-step. La vicenda richiama quella dell’amore tra Violetta ed Alfredo, anche se alla fine “non ci scappa il morto”: Magda preferisce tornare alla vita lussuosa e agli agi della mantenuta rinunciando dunque alla morale catartica. Nonostante l’ambientazione originale voluta da Puccini abbia luogo nella Parigi secondo Impero, il regista Stefano Vizioli sceglie di posticiparla negli anni ’50 per dare un tocco glamour ed accarezzare i corpi femminili senza appesantirli con abiti “haute couture”; la Parigi delle grandi sartorie e della moda ma anche quella dei locali fumosi dove trionfano i balli apaches. Nel terzo atto il regista mette a fuoco l’illusione di un amore insostenibile tra i due ragazzi squattrinati, destinato a soccombere al cospetto del vil denaro che spingerà Magda ad una decisione definitiva e giusta per entrambi. Tutte le buone intenzioni di Vizioli rimangono sulla carta svaniscono però in una bolla di sapone perchè lo spettacolo appare privo di una reale atmosfera (a parte il suggestivo profilo di Parigi, alla fine dell’atto primo) e non suscita emozioni particolari; non aiutano le scarne scenografie di Cristian Taraborrelli e i costumi di Angela Buscemi come del resto l’inconsistenza della coreografia di Pierluigi Vannelli. Buone, ma senza guizzi, luci di Vincenzo Raponi. Sul versante musicale dobbiamo rilevare un’ottima compagnia di canto con la magnifica Magda di Mariangela Sicilia, brilla già  in Chi il bel sogno di Doretta dove sfodera una linea di canto ed un fraseggio quasi strumentale creando e mantenendo sempre vivo il suo personaggio in bilico tra felicità, dubbio e angosce interiori. Da parte sua, Galeano Salas conferma il giudizio già espresso per il suo Rodolfo pucciniano nel 2022: la sua voce è di bel colore, luminosa e libera nell’emissione su tutta la gamma. Accanto ai due amanti, la Lisette di Eleonora Bellocci e il poeta Prunier di Matteo Roma muovono con efficacia vocale e teatrale gli ingranaggi di una vicenda di per sé leggera, con tutta la malizia richiesta ma con una linea di canto sempre convincente e sul pezzo. Nel ruolo di Rambaldo Gëzim Myshketa non delude le aspettative a cui ci ha abituati tanto al Filarmonico quanto in Arena con una bella linea vocale e un timbro sempre a fuoco. Buono il resto del cast con Amélie Hois, Sara Rossini, Marta Pluda, Gillen Munguia, Renzo Ran e Carlo Feola, impegnati nei ruoli minori. Se la prestazione della compagnia di canto è stata univocamente ottimale, lo stesso non si può dire della direzione di Alvise Casellati che oltre a non cogliere le finezze strumentali di una partitura lussureggiante appare talvolta in difficoltà nella gestione degli assiemi e dei piani sonori con l’orchestra ancora una volta soverchiante le voci – tutto il canto di conversazione ne risulta compromesso. Il coro, chiamato ad una parte sicuramente non all’altezza di quella delle opere consorelle di Puccini, risulta sempre (per quanto lo dovremo ripetere ancora?) soffocato sul palcoscenico con il suono che arriva in sala sordo e privo di colore rendendo la prestazione anonima e spesso confusa. Uno spettacolo nel complesso senza luci né ombre, onesto ma non di più sul piano visivo e della direzione d’orchestra con dei bagliori nel settore vocale. Pubblico numeroso, ma non da “tutto esaurito”, che ha comunque tributato un caloroso successo a tutti gli interpreti. Repliche il 21, 23 e 25 febbraio. Foto Ennevi per Fondazione Arena

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